05/01/2006
Malacca XXX Les bonnes adresses
Au cas où vous passeriez par Malacca voici deux hébergements fréquentables. Le Lonely ne prend pas de risque : de belles façades, des chambres nulles et deux douches pour tout le monde… Ne parlons pas du Routard, mis à jour par Zheng He lui-même. J’exagère ? A peine !
Sama Sama Guest House. Au coeur de Chinatown, une très ancienne shop house accueille les visiteurs dans un cadre verdoyant. Le management est Suisse. La décoration emprunte un brin à Bob Marley. Noter que la direction n’est pas très matinale, prévenez à l’avance si vous prévoyez une arrivée avant midi. C’est très très bien pour sa cour intérieure. Dortoir 10 RM, chambres individuelles à partir de 15 RM. Bien sûr ceux qui n’aiment pas partager leur chambre avec des « hungry ghost » ont parait ils des soucis à se faire.
26 jalan Tukang Besi. Tel : 012 305 19 80. Email : sama_sama_guesthouse@hotmail.com
La Maison de l’Escargot. Unique à Malacca, il vous est possible de goûter au luxe de l’une des riches demeures de la bourgeoisie chinoise d’Heeren Street. Là, où tout homme qui se respecte doit avoir pignon sur rue ! L’établissement n’est pas à proprement parler un hôtel mais une maison d’hôte avec deux chambres très spacieuses. Réservation préalable nécessaire. Serge, l’historien français qui y réside est un fin connaisseur de la Malaisie et de la culture peranakan, vous offrira en outre une ballade dans la mémoire de Malacca. Chambres à partir de 250 RM (1 pax) 300 (2 pax) … 360 (4 pax).
KC et Serge Jardin, La Maison de l’Escargot. 76 jalan Tun Tan Cheng Lock. Tel mobile : 012 283 02 60 fixe : 06 286 85 98.
Email : escargot@streamyx.com
Note : Ces deux adresses ne sont référencées ni dans le Guide du Routard, ni dans le Lonely Planet. Le Sama Sama et ouvert depuis 3 ans ! Peut être qu’en 2008 ou en 2009…
Makan (manger)
Pas géant la bouffe à Malacca. Les gens du cru auraient du mal à desserrer les cordons de la bourse question restaurant que cela ne me surprendrait guère… Pas de très grandes adresses donc, mais quelques petites non négligeables…
Non loin du Discovery Café (le bâtiment en jaune sur les bords de la rivière où l’on peut éviter de manger) sur jalan Bunga Raya, une rue très commerçante. Cela s’appelle « Lovely People Restaurant », sans grand style mais correct. Bonus, les filles sont habillées très sexy…
Les spécialités nyonyas se goûtent au Jonker’s (sur jalan Hang Jebat), menu à 20 RM servi dans le puit de lumière d’une belle maison traditionnelle ou au Peranakan (sur jalan Tun Tan Cheng Lock), où il faut choisir les crevettes à la sauce ananas lait de coco et piment, le maquereau à la sauce aigre et piquante, le poulet à la sauce de soja noir, l’omelette aux crevettes salée… Restaurants ouverts pour le déjeuner seulement.
Pour la cuisine chinoise, il faut essayer l’ Imperial Kafe (jalan Tukang Emas) où les spécialités sont hakka : fondue de mouton, canard à la menthe, poulet au miel, oeufs frits dans l’alcool de riz…
Pour découvrir la cuisine malaise il faut quitter le centre ville et se rendre à Pernu, à 12 kilomètres, un village de pêcheurs où il y a moins de 25 mètres entre la mer où vivent les crabes, les crevettes, les moules et les poisson et votre assiette…De la dizaine de guinguettes qui s’alignent côte à côte, nous recommandons la première et la cinquième.
Les nostalgiques de l’Occident iront au Coconut House (jalan Tun Tan Cheng Lock) où les pizzas sont très décentes et le cadre fort sympathique, ou bien chez Howard (lorong Hang Lekir), où le boeuf vient d’Australie, le chef est Indien et le cadre élégant est air-conditioné.
Les adeptes du tout VG ont un « vegan bar » sous influence bouddhiste sur jalan Kubu.
Les meilleurs cafés de Malacca se boivent au Calanthe Art Café (jalan Hang Kasturi). Sous le regard peint du Dr Mahatir (ex Premier Ministre), il faut oser le café de Malacca : 70% de café et 30% de margarine, de sel et de sucre !
Tous les jus de la terre préparés par Sharon et son équipe au « Limau Limau » sur jalan Hang Jebat.
Enfin, une adresse pour goûter les tartes portugaises à l’oeuf : « Tart n Tart» (lorong Hang Jebat, à côté du Musée Culturel de l’Amiral Cheng Ho).
Question Internet rue Bunga Raya après le Lovely people restaurant et de l’autre côté de la rue un cybercafé/salle de jeu pas trop bruyant.
Pour le reste, la gare routière, Melaka Sentral (à environ 2 heures de bus de Kuala Lumpur : compter 10 ringgits) est située sur le boulevard extérieur qui ceinture la ville. Sur place vous avez le choix entre le Town Bus (vert) qui vous mènera à la Place Rouge (le centre ville) pour 0,80 ringgit ou un taxi pour 12 ringgits.
Karolus
07:05 Publié dans Malacca | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/01/2006
Malacca XXIX Détails chinois IV
Autre curiosité architecturale bien chinoise, les pignons. Loin du monolithisme français, ceux-ci sont décorés et même surchargés de peintures, voire de personnages en tuile…
Assez kitch mais plein de couleurs. L’immense majorité des temples et des édifices célestes sont dotés d’angles arrondis en forme de dos de chat en colère…
Merci Moumouth pour votre collaboration. Oh ! T’es collant dis donc ! Allez ouste, sinon j’appelle Godzi…
Miaouuuuuuuuh….Pfft !
Il est bon le chat, pas besoin de lui faire un dessin.
Les quelques photos ne présentent pas la majorité des styles mais personnellement j’aime bien ces pignons. En fait ils sont pratiquement tous issus du même temple que les notes précédentes. En cherchant un peu j’aurais pu en dénicher une centaine de modèles différents…
Comme quoi, il n’est pas difficile de s’occuper à Malacca pour peu que l’on prenne le temps de flâner.
La dernière photo est particulièrement curieuse. Les deux pignons de l’opéra présentaient des horloges avec des heures précises différentes. J’ai demandé au gardien des lieux si cela signifiait quelque chose mais il s’est cantonné à me regarder avec incrédulité.
Qu’est ce qui veut l’étranger ???
Après tout peut être il ne s’agit là que de décorations profanes sans significations particulières mais sur des édifices religieux cela me parait un brin étrange…
Bah, je laisse aux lecteurs le soin de remettre les pendules à l’heure.
Karolus
06:55 Publié dans Malacca | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01/01/2006
Malacca XXVIII Détails chinois III
Ah ! Puisque c’est le jour et même si cela ne veut rien dire ici… L’an 2548 (?) chez les Thaïs et je ne sais combien chez les musulmans en oubliant les ères japonaises…
Bonne Année !
Que les dieux (je n’aime pas particulièrement le principe du monothéisme, trop réducteur à mon goût) vous soient favorables… Surtout Vénus, Bacchus, Kali (par précaution), les ancêtres, etc.
Humm ! Aller Saint Christophe pour la route.
Bon retournons à mes chinoiseries. Humm ! Aujourd’hui relâche, je me contenterai de quelques peintures relevées de ci delà dans les édifices.
Noter que certaines fresques ne sont pas droites car elles suivent la pente des toits sur les pignons. Je n’ai pas précisé l’origine des photos des ces dernières notes. La plupart proviennent du même temple, le Chen Hoon Teng « +- temples des nuages verts » érigé en 1673.
Il s’agit du plus ancien lieu de culte actif en Malaisie. La déesse que l’on y vénère est celle de la miséricorde Kwan Yin. Le temple est à la fois confucéen, taoïste et sino bouddhiste.
Après tous ses efforts (herculéens au moins) Kwan Yin devrait m’être acquise pour les temps à venir… Je pressens que je vais en avoir besoin et plus encore…
Humm encore qu’il me semble discerner que les divinités asiatiques ont la fâcheuse tendance à ne pas apprécier la vantardise, la fierté et tout autre sentiment de supériorité.
Bah, Kwan Yin, la miséricordieuse me pardonnera mes boulettes.
Ca est y’ien qu’un blanc après tout.
Karolus
05:05 Publié dans Malacca | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30/12/2005
Malacca XXVII Détails chinois II
Encore plus de détails en céramique ornant les toitures. Aucune idée de la symbolique mais lorsque les statuettes sont entretenues, briquées et remises a neuf l’effet coloré est très agréable.
Une raison de plus pour s’attarder quelques instants dans les temples chinois de Malacca. Noter que la plupart des photos sont issus de bâtiments ayant environ une centaine d’années, soit vers la fin de la Chine impériale.
La dernière photo est celle de la divinité Woon Hoo Ong Yah dans le petit temple de Nah teck Kiong.
Et dire que les touristes, tours opérateurs et autres agents de voyage résument Malacca en moins de 24 h chrono. Le temps d’arriver à l’hôtel, déjeuner, monter sur la colline admirer la vue. Vite un musée sur le pouce et aller retour dans Jonker street, la rue centrale de Chinatown. Un dîner en ville et départ à l’aube pour Kuala Lumpur…
Je sais, je n’aime pas Kuala mais bon c’est un avis personnel et je ne critique pas foncièrement cette ville que ne connais pas. D’ailleurs des expatriés m’en ont dit du bien. Peut être est ce comme Bangkok, il faut prendre le temps pour apprécier cette capitale.
Karolus
05:35 Publié dans Malacca | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28/12/2005
Malacca XXVI Détails chinois I
Les temples et maisons claniques de Malacca valent souvent le détour. On y découvre quelques beaux exemples de l’ornementation chinoise. J’aime bien touts ces petits personnages qui ornent les toitures mais si els esprits chagrins diront que c’est toujours la même chose.
Pas d’explication outre mesure sur la signification précise des lieux de cultes. J’y connais rien hormis que le respect du aux ancêtres est fondamental. Vexés, ces derniers ont tendance à ne plus protéger leur descendance si ceux-ci les négligent. Alors ils se fanent, s’étiolent fatalement disparaissent.
A priori même la Chine communiste protègent ces ancêtres. Avec 1,3 milliards d’individus, difficile de dire que Pékin négligent ses origines !
Hum ! L’hindouisme (1 milliard d’indiens) pas mal non plus !
Hem ! l’Europe (350 millions ?) pas convaincant !
En attendant voici quelques personnages en céramique.
Karolus
11:30 Publié dans Malacca | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/12/2005
Malacca XXV Préserver Malacca ?
Etonnamment Chinatown est considéré comme un site historique de seconde zone comparé aux reliques coloniales occidentales. Nombre de shophouses sont laissés à l’abandon par les familles chinoises qui ont migré vers des lieux plus modernes, plus en phase aux besoins du XXI ème siècle.
Doucement les peintures s’écaillent, les tuiles prennent l’eau, l’humidité prends possession ses lieux et la végétation à tôt fait de ruiné l’édifice. Plus personne ne veut prendre en charge le frais de remise en état, le bâtiment s’écroule. Et hop, un pan de l’histoire locale qui s’évanouit.
Hors, c’est justement ce quartier qui est au cœur du tourisme et en est l’attraction principale. Que serait Malacca sans son quartier chinois ? Peu de chose assurément après les travaux d’aménagement entrepris par les Anglais au début du XIX ème siècle.
Au début des années 80 quelques habitants de Malacca, dont un architecte, ont pris conscience de l’importance du capital culturel et historique de la ville chinoise. Elle est unique dans le SE asiatique ! Longtemps, ils ont été considérés comme des farfelus. La logique commerciale asiatique veut que l’on fasse des bénéfices tout de suite, non que l’on investisse dans l’avenir.
Dès lors rasé une vieille bâtisse, même si elle abrita un célèbre compradore en son temps, est normal. Du béton au goût du jour est plus profitable, plus économique, plus dans le sens de l’histoire. C’est ce qui est arrivé à de nombreuses shophouses jusqu'à ces dernières années. Certaines ont été rasées dans la nuit pour faire place à un hôtel où un élevage de nids d’oiseaux! Mais depuis 2000/2002 il semble que les destructions se fassent plus rares. Officiellement elles sont interdites. Ce qui est un minimum dans une ville qui a pris l’appellation de « cité historique ».
Ceci n’empêche nullement Chinatown de vivre avec son siècle. De la multi centenaire ville chinoise demeure une coquille, une belle coquille. Les Forgerons, joailliers et autres métiers traditionnels ont laissé place aux vendeurs de souvenirs et aux bars restaurants exclusivement orientés vers le tourisme. Exit, la carte postale des années 20, 50 voire années 70/80.
Désormais place au tourisme, tours opérateurs, aux rickshaws multicolores, aux néons et antiquités made in China/Vietnam/Indonésie.
N’empêche, sans les touristes faisant vivre le quartier, quand serait il ?
N’empêche, la Chinatown du XXI siècle est toujours une Chinatown bien vivante. Il suffit d’arpenter Jonker street lors du marché nocturne du weekend pour se rendre contre que l’ancien et le moderne se rencontrent à Malacca. Et ceci pour le plus grand plaisir des touristes et des tiroirs caisses.
N’empêche, n’empêche quoi au fait ?
Karolus
04:25 Publié dans Malacca | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/12/2005
Malacca XXIV les musées
Au début des années 90, la municipalité de Malacca déclara la ville, cité historique. Un label qui a entraîné un mise en valeur de son patrimoine culturel.
Surtout Malacca s’est transformé en ville musée, tant publique que privé. Le musée public le plus intéressant est celui du Stadhuys. Une belle collection d’objets variés issus de l’histoire locale.
Par contre la réplique du palais du sultan ne vaut guère plus que les 2 ringits d‘entrée. Il n’y a que peu d’artéfacts exposé à l’intérieur. Néanmoins le vaste bâtiment en bois se visite pour lui-même. Le Hall de l’indépendance situé juste à côté n’offre rien de particulier si ce n’est une série de clichés concernant la Malaisie moderne. L’accès est libre.
De même pour la réplique du flor del mar qui ne recèle que des coffres vides et un étonnant bateau oiseau local dans un bâtiment annexe. L’entrée à 2 ringits est à la hauteur du contenu. Cela amuse les enfants de courir sur un galion, pour le reste bof !
Côté musées privés, je conseillerais l’excellent musée sur la culture Peranakan des Babas et Nyonas. C’est 8 ringits mais c’est l’occasion de découvrir l’un des belles demeures de la haute bourgeoisie chinois d’Heeren street. La visite est accompagnée. C’est d’ailleurs dommage car le commentaire est franchement minable avec des plaisanteries stupides.
Enfin, je n’oublierais Zheng He dont l’immense musée (pas tout a fait terminé) se visite également pour la série de shophouses qui le compose. Vous y découvrirez quelques pièces intéressantes. Et d’aventure vous en ressortirez convaincu de la supériorité de la race chinoise qui a découvert l’Amérique en 1421…
Bien sûr, ce dernier musée se situe à l’emplacement du comptoir commercial qu’érigea /développa Zheng He en 1403. Il se situe juste en face du Stadhuys, de l‘autre coté de la rivière. Il y aurait même le puits personnel du navigateur. C’est scientifiquement prouvé car c’est le même modèle que ceux que l’on trouve dans sa province natale.
Y’a pas à dire c’est creusé comme démonstration. Pour infos il est indiqué à l’étage que les descendants de l’illustre découvreur de l’Amérique (on devrait l’appeler le Zhenghistan populaire) vivent en Thaïlande !
Pour un type devenu eunuque à l’age de dix ans, il n’y a pas à dire, il était sévèrement b.
Karolus
06:25 Publié dans Malacca | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22/12/2005
Malacca XXIII Night market
Souvenir de Luang Prabang, ce joyau niché dans un écrin de verdure et serti par le Mékong…
Bien mais on en fait vitre le tour. Surtout ce pseudo marché de nuit entièrement dévolu à la babiole à touriste.
Ici c’est différent, le touriste il compte bien sûr mais le marché demeure vivant. Le marché demeure tourné vers la population locale. Le marché demeure pour la population locale. Ne serait que le bonimenteur qui effectue chaque semaine son numéro de perceur de noix de coco à doigt nu. Il plaisante, il harangue, il convainc son public chinois tout en utilisant les services d’un Occidental de passage.
« Can you help me ? Just a minute… » Et s’ensuit un long numéro de cirque pendant lequel des petites fioles d’un produit miracle contre les douleurs s’échangent contre un billet. Evidemment les acheteurs sont Chinois. Le touriste est dédommagé de sa prestation involontaire d’une heure par une petite fiole.
Ailleurs c’est un fabricant de sceau. Quelques ringits et votre nom en idéogramme. Même le Che est idéogrammé ! J’aurais du me faire faire un signum Karolus…
Plus loin des saveurs bien chinoises, des quantités de bouchée cuites à la vapeur. Humm ! Sleurp…
A côté un temple ou une maison clanique est ouverte. A l’intérieur des danseurs. Non loin, idem mais c’est un karaoké en mandarin. Ca siffle, c’est suraigu, c’est insupportable à mes douces oreilles élevées au doux son de Napalm Death.
Vite changeons de crèmerie. Voilà, le grand karaoké en plein de air de Jonker street. Décidemment, le karaoké dans le coin c’est plus couru que le foot en Europe (si c’est possible).
Une petite douceur au passage. C’est plein de patisserie peranakan. Hummm ! Y’a bon banania... Décidément c’est goutu ces friandises fourrées aux ananas. Mettez moi en une douzaine…
Ah ! Du nouveau, voici une boisson aux bird’s nest. C’est bon pour ma santé ? Mais bien sur chérie ! Toi avec ton sourire tu pourrais me vendre la lune…
Il est temps que je me sauve, dangereux pour ma candeur le secteur.
Bref le marché a lieu trois jours par semaine au cœur de Chinatown. De préférence y aller le samedi, nuit de la plus grande animation.
Karolus
06:20 Publié dans Malacca | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20/12/2005
Malacca XXII Les rickshaws
Au fil des ans j’ai eu le loisir d’observer les pousses. D’un pays à l’autre, ils diffèrent. La nacelle est devant, derrière, à gauche, à droite. Certains sont tirés par des hommes efflanqués.
C’était à Madagascar. Tamatave précisément où les loueurs chinois expliquaient aux Malgaches qu’ils ne pouvaient leur fournir de pneumatiques. Trop cher et qui de toute façon pourrissaient dans l’humidité tropicale…
Les commentaires sont superflus.
A Malacca, on découvre les rickshaws les plus décorés d’Asie. Je ne sais quel est l’origine de cette manie spécifique à Malacca mais toujours est il que les chauffeurs rivalisent pour avoir le véhicule le plus voyant, le plus couru par la clientèle.
C’est d’abord une avalanche de couleurs avec des guirlandes de fleurs et autres décorations kitsch. Certains sont visiblement fan de foot avec des Chelsea et autres teams à la mode. D’autres rêvent Mercedes, d’autres encore enfourche un Far West de pacotille.
Ensuite c’est un déflagration de bruits. A grand renfort de batteries, les pousses disposent d’autoradio ! le choix entre la musique locale et surtout les derniers tubes anglo-saxons à la mode. Voire de la techno. Tchoucq, Tchoucq, Ha…
Enfin, la nuit est une déflagration de lumière. Ils ne passent pas inaperçu et il parait que les gens adorent se faire trimbaler dans ce délire clignotant !
Cette recherche esthétique ( ?) est couronnée par le succès avec un concours annuel du vélo le plus réussi !
A ma grande surprise (trop habitué aux aléas du Cambodge) véhicules et chauffeurs sont testés un fois l’an par la police qui vérifie l’état du véhicule et l’aptitude du pilote. J’ai un peu de mal a réalisé que la Malaisie est un pays très organisé, très moderne, très policé…
Chaque pousse a une vignette annuelle.
Etonnant.
Karolus
06:10 Publié dans Malacca | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/12/2005
Malacca XXI Bukit China
La colline aux Chinois
Petite promenade dominicale sur la colline aux Chinois. Située dans le prolongement du quartier indien cette colline fut dès le XV ème siècle occupé par les Célestes. Ang Lee Po, une princesse donnée en mariage au sultan y aurait établi ses quartiers. Un puit fut aménagé pour ses besoins. Il existe toujours et fut naguère réputé pour la pureté de son eau. L’une des raisons de la salubrité de Malacca quoiqu’en disaient/médisaient les administrateurs coloniaux.
Une légende veut que si l’on y jette une piécette, on revient toujours à Malacca. J’ai sacrifié au rite tout en espérant bien ne pas revenir de sitôt en ces lieux. Voilà un brin d’éternité acquis a peu de frais…
Etrangement la colline est essentiellement un cimetière chinois plus ou moins entretenu bien que certains caveaux familiaux soient récents. Etrangement, car le sommet s’agrémente d’une vue sur le détroit et d’une brise fraîche venant du large. J’y aurais bien vue quelques riches demeures.
Au pied de la colline un temple chinois. Une bande de gamins y pénètrent en courant, des fidèles, des femmes pour la plupart payent leur respect aux divinités. Cela fume, enfume à souhait…
Derrière un minuscule puit sans grand intérêt si ce n’est son nom, puit de Cheng Ho. Encore lui ! Décidément il est incontournable.
En redescendant la colline quelques maquettes assez kitch des monuments locaux. Rien d’extraordinaire en ces lieux mais une belle balade avec une jolie vue en contre-plongée sur la ville et le détroit.
Personnellement je ne suis pas un grand admirateur de la poldérisation du rivage. La Malacca historique a coupé ses liens avec l’océan. Quelque chose d’irrémédiablement perdu pour l’enrichissement de quelques promoteurs immobiliers.
Enfin, ce n’est que le point de vue d’un amateur d’histoire, pas d’un habitant des lieux.
Karolus
05:55 Publié dans Malacca | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





























































